Un prêtre tout ordinaire dans la simplicité de ses contacts humains et
dans les débuts de son itinéraire au profil classique.
Et un homme de l’Evangile, éveillé par l’appel silencieux de la
détresse, porté par une aventure qui, dans l’imprévu de l’amour,
le mena au-delà de lui-même.
Joseph voit le jour le 11 Octobre 1919 à Waremme (province de Liège, Belgique),
où son père est imprimeur. Les premières années au foyer
familial, entre ses parents et ses deux sœurs, sont suivies de l’entrée au
collège Saint-Louis de sa ville natale, où il entame les humanités
gréco-latines. Pendant ses études, il lance le patronage dans sa paroisse.
Le collège n’a pas encore le cycle le cycle complet des
études classiques. Aussi, après la 3ème latine, Joseph doit
quitter Waremme pour le petit séminaire Saint-Roch à Ferrières.
Il y reste peu de temps car le climat humide de l’endroit ne convient pas à sa
santé. C’est au collège Saint-Barthélemy, à Liège,
qu’il achève ses humanités en 1939.
Après quoi, il suit pendant deux ans les cours et la formation en imprimerie
à l’école Don Bosco de la même ville. Puis, c’est le service
militaire,aux carabiniers cyclistes .
Survient la guerre. Dès mai 1940, sa compagnie
évacue à vélo. Elle ira jusqu’à Lunel (Montpellier).
En Juillet a lieu le retour au pays. Joseph avait animé le patronage à
Waremme, mais aussi à Saint-Roch et à Saint-Barthélemy .
C’est au sein de ce mouvement qu’il avait perçu l’appel du Seigneur au service
presbytéral. Les mois d’exil avec les soldats ont renforcé son propos.
En Septembre 1940, il ‘entre au séminaire’, comme on disait alors .
C’est là qu’il passe le temps se la guerre, exerçant notamment,
au grand séminaire de Liège, la fonction de `` Pompier ``, titre
familier attribué au sous régent chargé de représenter
les intérêts des séminaristes auprès des autorités
de la maison.Sa maman,qui l’a soutenu dans sa vocation , ne le verra pas arriver au
sacerdoce : elle meurt à la fin de 1944.

Joseph Fraipont NDAGIJIMANA
Joseph est ordonné prêtre le 30 Juin 1946
et est nommé professeur de 5ème à son collège de
Waremme . Retour aux sources qui l’enchante : le voilà en milieu familier
et proche des siens, pour lesquels il se montrera très attentionné.
Son papa décédera en Janvier 1951. A sa classe de 5ème,
Joseph se consacre à fond, et les élèves l’aiment beaucoup.
On dit même que son départ, onze ans plus tard,fut un petit drame
pour les élèves montants en 5ème , quand ils apprirent
qu’ils ne l’auraient pas comme titulaire. En tant que prêtre, il ressent
l’inadaptation de la liturgie eucharistique aux jeunes et cherche à
mettre les célébrations à leur portée. Il consacre
ses vacances aux activités de la Jeunesse étudiante catholique
(J.E.C) et des groupes d’estudiantines. Il organise aussi des voyages de
professeurs et d’élèves ; en Suisse, à Rome à
l’occasion de l’année Sainte de 1950. En 1955, il mène un groupe
d’élèves chez l’abbé Pierre à Paris, pour y
partager un peu de la vie des plus démunis.